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Exposition aux Champs Libres

L'exposition Hommes racines, fruit d'un parcours photographique de cinq ans

Le parcours photographique mené par Pierre de Vallombreuse relève d'une démarche personnelle, artistique et engagée.

L'itinéraire singulier de ce photographe, qui sillonne le monde à la rencontre de peuples autochtones, constitue le fil conducteur de l'exposition qui couronne cinq années de compagnonnage avec Les Champs Libres. Sa démarche, à la fois sensible et militante,  prend tout son sens au travers des 172 photographies, témoignant du regard que porte Pierre de Vallombreuse sur les situations et les peuples dont il a partagé un temps le quotidien.

La vocation de photographe de Pierre de Vallombreuse s'est imposée à Bornéo au milieu des années 1980 mais elle est le fruit d'une trajectoire : c'est vers le dessin de presse et la bande dessinée qu'il a pensé se diriger un moment, pour transcrire sa vision du monde. « À Bornéo, j'ai compris qu'au lieu de passer ma vie derrière une table à dessin, à imaginer des histoires, je pouvais les vivre et me forger ma propre expérience. Et la photographie me permet d'être un témoin et un passeur afin de montrer et défendre les causes auxquelles je crois ». Les onze peuples présentés dans l'exposition Hommes racines, présentent tous une spécificité dans la relation intime qui les lie à l'environnement. Souvent marginalisés, premières victimes des dégâts engendrés par la déforestation, le réchauffement climatique, ou la guerre de l'eau... Le combat qu'ils mènent pour défendre leur identité et leurs droits a une portée universelle.

Ces questions nous renvoient, en effet, à nous-mêmes. Les enjeux auxquels sont confrontés les peuples autochtones révèlent des réalités à la fois humaines, géopolitiques, philosophiques, qui posent la question de notre propre conception du monde. Sensibiliser le public et susciter des interrogations sur notre rapport à la nature et notre responsabilité dans les changements qui l'affectent, tel est aussi l'objet de l'exposition Hommes racines.

La relation fructueuse nouée entre le parcours photographique Hommes racines et Les Champs Libres s'appuie sur un compagnonnage durable et des vocations partagées.
Le parcours entre en parfaite résonance avec le projet culturel des Champs Libres qui explore les problématiques liées au devenir du monde actuel en convoquant la pluralité des savoirs (notamment ethnologiques, sociologiques, biologiques, technologiques, philosophiques) pour fournir des éclairages croisés au plus grand nombre. Le parcours photographique accorde par ailleurs une attention particulière au dialogue interculturel pour favoriser la compréhension mutuelle des traditions, héritages et créations culturels. Dans le contexte de la globalisation, où la connaissance des cultures est la condition du respect de la diversité, le parcours Hommes racines constitue un exemple emblématique de ces « éclairages pluriels » que Les Champs Libres cherchent à favoriser pour nourrir la réflexion sur le « vivre ensemble » et la pensée humaniste face au progrès.
Après l'exposition Peuples en 2007, quatre expositions étapes du parcours photographique Hommes racines ont été présentées aux Champs Libres entre 2008 et 2011 permettant une rencontre avec un peuple, une géographie et des problématiques diverses traitées lors de conférences et rencontres :


> les Gwitchins (en 2008), qui luttent contre le lobby pétrolier américain pour préserver leur territoire ;
> les Aymaras (en 2009) de retour au pouvoir en Bolivie ;
> les Inuit du Groenland (en 2010), premier peuple autochtone en route vers l'indépendance ;
> les Hadzabe (en 2011) dont la survie-même se trouve menacée.