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Le comité scientifique

« Estimés à plus de 350 millions de personnes à travers le monde et répartis entre au moins 5 000 groupes différents, les peuples autochtones représentent la plus grande diversité culturelle de l'humanité. Ils sont souvent les descendants de peuples qui occupaient un territoire avant les processus de conquête ou de colonisation.
Ils possèdent des caractéristiques culturelles particulières parmi lesquelles la relation spéciale à la terre, la langue, l'organisation sociale, les valeurs religieuses et spirituelles, le mode de production ou les institutions.
Tous souhaitent être reconnus comme des collectivités distinctes. Malgré leur très grande diversité, ils possèdent une forte identité collective marquée par un profond attachement au territoire. En effet, la terre constitue pour eux non seulement la base économique et politique de leurs moyens d'existence mais également la source de leur identité spirituelle, culturelle et sociale.
Souvent marginalisés politiquement, économiquement et culturellement, ces peuples sont victimes de plusieurs siècles d'oppression et de programmes gouvernementaux d'assimilation. Ils revendiquent, à l'instar de tous les autres peuples, le droit de maintenir leur mode de vie - tout en restant ouverts aux avancées technologiques -, le contrôle de leurs terres et, plus globalement, le droit de vivre leurs différences dans la dignité. Depuis 2007, ces droits sont inscrits dans une déclaration des Nations Unies adoptée par tous les États.
Aujourd'hui, les peuples autochtones luttent pour que ces droits fondamentaux soient réellement effectifs et respectés. »

Julian Burger

Il a été responsable du programme des peuples autochtones et minorités au Haut-commissariat des droits de l'Homme des Nations Unies où il a travaillé de 1990 à 2010.

Il a organisé à ce titre les négociations entre les États et les représentants autochtones qui ont abouti à l'adoption en 2007 de la Déclaration des droits des peuples autochtones par l'Assemblée générale de l'ONU. Il est allé à la rencontre des communautés autochtones de tous les continents pour promouvoir leurs droits. Il est auteur de plusieurs livres sur la question autochtone dont un traduit en français : Premières nations : un avenir pour les peuples autochtones (Anako Éditions). Il a également été associé à l'ouverture du Musée du Quai Branly à Paris et a collaboré avec le Musée des Confluences à Lyon pour la mise en oeuvre du projet « Paroles autochtones » dont le but était de mettre en contact des jeunes représentants des peuples autochtones avec la population lyonnaise. Il est aujourd'hui professeur au Centre des droits de l'Homme à l'université d'Essex en Angleterre.


Les droits des peuples autochtones from Les Champs Libres on Vimeo.


Frédéric Deroche
Il a commencé à s'intéresser à la problématique des droits des peuples autochtones en 1998 dans le cadre de sa thèse de doctorat en droit public, publiée en 2008, Les peuples autochtones et leur relation originale à la terre : un questionnement pour l'ordre mondial (Éd. L'Harmattan). Il est actuellement ingénieur d'étude à l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (ENSSIB) et membre associé du Centre de recherche en droit et science politique à l'université de Bourgogne. C'est au sein de cette même université qu'il a coordonné, de 2003 à 2007, avec Jean-Claude Fritz, Gérard Fritz et Raphaël Porteilla, le programme de formation en droits de l'Homme pour les peuples autochtones du monde francophone, réalisé en partenariat avec le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et l'UNESCO.
Il a également participé aux différents groupes de travail consacrés aux peuples autochtones organisés par le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme à Genève. En 2006, il a codirigé l'ouvrage La nouvelle question indigène : peuples autochtones et ordre mondial
(Éd. L'Harmattan).